Managing through Technology
AACSB AMBA
  • 21.
  • 10.
  • 2014

Interview Marie Niccolini-Modini

Marie Niccolini-Modini

Marie Niccoli-ModiniDiplômée en 2007 de Télécom Ecole de Management où elle a suivi la majeure Ingénierie des affaires internationales, Marie Niccolini-Modini est aujourd'hui Chef de projet évènementiel à l'Hotel Marriott International de San Diego.

 


Pourquoi avez-vous choisi Télécom Ecole de Management ?

Après deux ans de prépa je voulais vraiment intégrer une école différente des écoles de commerce classiques. J’ai été attirée par le fait que Télécom École de Management est la seule école de commerce française à partager son campus avec une école d’ingénieurs. La double compétence et la mixité des cultures managériales et techniques donnent vraiment un avantage aux jeunes diplômés quand ils doivent se vendre sur le marché du travail français ou international.

Quel parcours avez-vous suivi à Télécom Ecole de Management ?

J’ai toujours été très intéressée par le tourisme en général et l’hôtellerie de luxe en particulier. C’est une industrie très internationale qui demande un niveau bilingue anglais/français et une connaissance approfondie des marchés internationaux. C’est pourquoi j’ai décidé de suivre la majeure Ingénierie d’Affaires Internationales suivie par un stage professionnel de 7 mois à Hong Kong en tant qu’Assistante marketing pour une entreprise locale.

Comment êtes-vous arrivée à votre poste chez Marriott International à San Diego ?

Mon expérience à Hong Kong a été une vraie révélation personnelle et professionnelle et j’ai décidé de rester vivre à l’étranger en suivant un Master Spécialisé en Management hôtelier international en Australie pendant 6 mois.
J’ai commencé à travailler pour Marriott International directement après en tant que Food & Beverage Assistant Manager à l’hôtel Marriott Brisbane. Apres deux ans j’ai été promue Responsable du département Banquets & Conférences en charge d’une équipe de 20 personnes (encadrement, hôtesses, chefs de rang, etc.). Après quatre ans en Australie, mon mari australien s’est vu offrir un emploi de chercheur à l’Université de Californie basée à San Diego aux Etats-Unis. J’ai donc été transférée a l’hôtel Marriott International de San Diego en tant que Chef de Projet Evénementiel.

En quoi consiste votre job ?

En tant que Chef de Projet Evénementiel, je suis responsable des réceptions privées et des séminaires d’entreprises organisés dans l’hôtel pour des groupes de 15 à 300
personnes. Tout d’abord, je reçois les clients et planifie avec eux l’événement : tarif, menu, décoration des salles... Je m’adapte pour répondre au mieux à leur demande. J’essaie, chaque fois, de mettre en place des nouveautés, des détails originaux pour rendre l’événement unique. Puis je travaille en collaboration avec les cuisines et le service hôtelier pour tout organiser.
Le jour « J », je suis sur le terrain pour m’assurer que tout se déroule bien. Le chiffre d’affaires varie de 5000 euros à 200,000 euros par évènement et c’est ma responsabilité de m’assurer que tout se passe au mieux et répond aux attentes de mes clients.

Etre manager dans un hôtel de luxe demande beaucoup de relations interpersonnelles, une constante attention au moindre détail, une parfaite connaissance de la restauration haut de gamme et de ses trends/produits. Les journées sont parfois très longues mais l’industrie hôtelière est une réelle passion.

Télécom Ecole de Management vous a-t-elle appris des choses qui vous sont aujourd’hui utiles professionnellement et/ou personnellement ?

Pouvoir suivre une majeure en anglais, partir en stage long à l’étranger et être en constant contact avec des étudiants et professeurs ingénieurs, managers, français ou étrangers avec des backgrounds différents et variés est un plus que l’on ne trouve pas dans d’autres grandes écoles. Avoir la possibilité de travailler en groupe avec des ingénieurs a développé mon gout pour l’innovation et les nouvelles technologies.

La richesse de la vie associative au sein du campus apporte des bénéfices essentiels dans le cursus d’un manager. Les clubs et associations dont j’ai fait partie ont jouer un rôle très important dans ma vie professionnelle et personnelle, par exemple l’AIESEC m’a permis de trouver un stage professionnel très intéressant à Hong Kong que je n’aurai pas pu obtenir sans leur network et soutien.

Aujourd’hui, pensez-vous que « Managing Through Technology » soit une devise pertinente pour une business school ?

Nous vivons dans un monde basé sur les nouvelles technologies et les systèmes de communication. Je pense qu’un bon manager est quelqu’un qui sait s’adapter au changement, répondre à l'évolution des technologies, et innover quotidiennement dans ses méthodes de management et de communication. Cela est vrai pour tout secteur d’activité : audit, finance, marketing ou dans mon cas l’hôtellerie de luxe.

Télécom Ecole de Management a toujours été à la pointe des nouvelles technologies et sa devise « Managing Though Technology » est parfaitement adaptée au monde d’aujourd’hui et de demain.

Gardez-vous un souvenir particulier de votre passage à Télécom Ecole de Management ?

Il y en a beaucoup ! Ma participation au 4L Trophy, la campagne BDE, ou encore mon premier cours d’UNIX où je suis sortie discrètement de la classe en pensant que c’était un cours de programmation pour les ingénieurs de 3e année !
Que pensez-vous de la place des femmes dans les postes à responsabilité aux États-Unis par rapport à la France ?
Il y a de plus en plus de femmes dans les postes a responsabilités en France comme aux Etats-Unis, malheureusement je pense qu’elles restent limitées a des postes de cadres supérieures et atteignent rarement les postes de direction générale. On trouve beaucoup de femmes dans les ressources humaines ou le marketing mais je pense que l’on a besoin de plus de femmes avec des responsabilités plus opérationnelles ou en tant que chef d’équipe.

Quelle est la recette pour manager une équipe internationale à l'étranger ?

Que ce soit à Hong Kong, en Australie, aux Etats-Unis ou en France ma recette pour manager une équipe internationale est « Lead by Example».

Dans un environnement international, il est encore plus difficile de se faire respecter en tant que leader car vous êtes diffèrent. Et les gens se méfient de tout ce qui est différent. C’est pour cela qu’il est très important de bien connaître et comprendre toutes les tâches à accomplir. Il faut aussi savoir être à l’écoute et reconnaître la valeur de chaque personne, du groupe et de ses responsabilités.

Mon plus grand challenge a été d’améliorer mon niveau en anglais et de perdre mon accent français aussi rapidement que possible pour pouvoir avoir complètement confiance dans ma communication orale. Cela implique être complètement immergée dans la culture locale et vivre comme les gens avec qui je travaille pour mieux comprendre leurs ambitions et challenges.